DE SWATCH À ROLEX : UNE INTRODUCTION À L'HORLOGERIE

L’avantage d’un mouvement à quartz, tel que celui équipant la belle Swatch, consiste dans la détermination avec laquelle il annonce l’heure, soit une dérive maximale de l’ordre d’une seconde par jour.

En outre, puisant son énergie dans une pile, ce mouvement ne requiert aucune intervention humaine pour égrener tics et tacs à une seconde d’intervalle, ce qui lui vaut, en retour, un mépris poli de la plupart des amateurs d’horlogerie.

Pour mémoire, le lancement en 1969 de la Seiko Astron, première montre à quartz au monde, fut un coup de semonce qui fit balancer l’ensemble de l’industrie horlogère traditionnelle helvétique.

Ceci étant, il n’aura pas échappé au féru d’horlogerie que de fascinantes maisons ont alors développé leur propres Design à quartz, lesquels gagnent, naturellement, des qualités et du savoir-faire ayant fait le renom de ces créations.

plusieurs pièces, à l’instar de la Rolex Oysterquartz (lancée en 1977), font d’ailleurs aujourd’hui l’objet d’une vive spéculation dans la communauté des collectionneurs avisés.

On retiendra que le mouvement mécanique présente l’avantage d’une grande finesse tandis que son avatar automatique, s’avère plus épais mais libère son propriétaire de l’obligation de le remonter manuellement à intervalles réguliers – ce que certains considèrent néanmoins comme un savoureux rituel.

Éclairé sur ces fondamentaux il me fallut, toutes affaires cessantes, une montre automatique. Une vraie montre. Un garde-temps.

J’étais désormais prêt à pénétrer dans un univers où le sublime côtoie souvent le vulgaire, et où les prix peuvent décoller pour devenir, littéralement, stratosphériques.

UNE VÉRITABLE PIÈCE D’HORLOGERIE

Avant de poursuivre, je vous invite à faire vôtre ce principe salvateur : il faut passer à son poignet la montre désirée. Et davantage encore celles qui ne le sont pas, a priori. Car il n’est pas épique que la vive émotion ressentie face à une photo ou une vidéo ne survive pas à l’épreuve du réel.

À l’inverse, ce modèle que vous n’avez pas vu venir et que la charmante vendeuse vous tend avec un sourire bienveillant peut s’imposer, une fois porté, comme une évidence. Cela ne peut cependant avoir lieu que dans le cocon privilégié d’une enseigne spécialisée, voire à l’occasion d’une rencontre entre amateurs.

Il faut donc passer la montre à son poignet et, face au miroir, jouer le jeu sans vergogne. Assis. Debout. Bras croisés. Main dans la poche et même sur quelques volants imaginaires tandis que l’objet de votre désir dépasse négligemment de la manche. Bref, se projeter. S’y voir déjà.


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